Quand l’expression « Se plaindre le ventre plein » prend tout son sens

Il y a de ces rencontres qui changent notre façon de voir la vie…        

Quelques semaines passées, j’ai discuté avec un homme qui a fait de nombreux voyages. Il me parlait entre autre d’un pays d’Afrique où il avait séjourné quelques temps dans un hôtel pour touristes assez confortable. Lorsqu’il regardait par la fenêtre de sa chambre, il avait vue sur un grand champ, au milieu duquel se dressait un arbre. Sous cet arbre, vivait une famille. Autour de l’arbre, vivaient d’autres familles. Aucun mur, aucun toit, aucun ameublement, exception faite d’un petit réchaud artisanal par famille, pour faire cuire de la nourriture et des couchettes improvisées. Pour ces gens, il s’agissait de la vie normale quotidienne. Qui plus est, ils réussissaient à être heureux en vivant dans ces conditions! S’ils avaient le choix, il est certain qu’ils vivraient de l’autre côté du mur de l’hôtel, avec toutes les commodités dont ils connaissent l’existence, mais ils réussissent à vivre en communauté, pratiquement sans bien matériel.

Je n’ai pas vu cette scène, mais je peux vous dire que d’un seul coup, j’ai vu ma vie quotidienne sous une toute autre perspective… J’ai un toit, j’ai une armoire pleine de vêtements, mon mari et moi conduisons chacun une voiture, mes enfants possèdent plus de jouets qu’ils n’en ont besoin, nous mangeons trop et nous nous plaignons encore! Soudainement, mes petits problèmes de silhouette, le prix de l’essence et la désuétude de ma garde-robe me semblaient dérisoires.

C’est étrange de réaliser qu’avec le progrès de la technologie, les distances réduites par l’internet et la richesse du capitalisme, il y a encore des gens qui vivent dans l’indigence, sur la même planète que nous et parfois dans la même ville!

J’ai parfois moi-même tendance à l’oublier et à me plaindre de mon sort, nature humaine oblige. Toutefois, depuis ma conversation avec ce monsieur, ma façon de voir la vie a un peu changé. Lorsque je me sens « cheap » à côté d’une personne habillée de vêtements griffés, ou que je remarque avec envie les belles voitures qui coûtent le prix de mon hypothèque, j’essaie de me rappeler que quelque-part sur cette belle Terre, une famille vit sous un arbre…

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6 Réponses so far »

  1. 1

    Mélanie H said,

    Quelle belle histoire! Ça me fait penser un peu aux histoires que Boucar Diouf raconte dans ses livres; comment il vivait en Afrique. Ils n’ont rien et ils sont heureux. Pour l’expression  »L’argent ne fait pas le bonheur » s’applique. Ils n’ont rien et ils sont heureux.
    Quand on a eu la chance, comme le monsieur dont tu parles, de voir la pauvreté qui se vit ailleurs (tu as du le voir aussi à Cuba) c’est vrai que malgré nos quelques manque ont vit dans l’abondance et on ne s’en rend pas toujours compte. Qu’on se contente donc de ce qu’on a!
    Belle histoire Julie. Merci d’avoir partagé 🙂

  2. 3

    Vraiment beau ! Il faut toujours se rappeler que c’est l’intérieur qui compte et les gens autours de nous. Le reste peu toujours partir ou disparaître, mais ce qu’on est vraiment reste toujours ! J’ai aussi une anecdote qui m’a été raconté et qui est vraie. Un homme avait un bateau à vendre assez cher et luxueux. Un jour, un homme mal habillé, pas coiffé arrive chez-lui en taxi pour lui demander combien il vends son bateau qu’il serait possiblement intéressé. Le gars le regarda d’un air hautain, et lui dit le prix du bateau. Curieux, le gars lui demanda, alors tu n’as pas de voiture et tu veux t’acheter un bateau ? Le gars lui répondit : Mon jet privé m’attends à l’aéroport, je venais seulement faire une transaction….

  3. 5

    Luc M said,

    Oui, en effet! Mais on a pas besoin d’aller dans un autre pays pour voir un Génocide qui s’est fait… il est justement dans notre propre cour. C’est comme ça que nous avons traîté les Premières Nations, et c’est malheureusement comme ça qu’ils se voient dans nos yeux, après tant d’années d’injustices et de manque de remords. mais eux, comme notre Terre Mère, nous aime et nous aimera encore à Jamais, car c’est ça, l’Amour, c’est un Cadeau Inconditionnel. Comme notre propre mère, si on l’aime, la Terre Mère, elle nous aimera de retour. C’est de ça que je parle dans mes Conférences, Apprendre @ Désapprendre, c’est de voir l’autre côté de la médaille, celle qu’on nous a jamais montré. Avatar est un film a voir pour ce sujet-là.


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