Archive for Débrouillardises (tutoriels)

Quand on a décidé de ne pas aimer les pissenlits

Comme bien d’autres parents choyées, je reçois souvent des fleurs de mes petits poussins. Que ce soit un brin de foin, le classique pissenlit, ou une vivace piquée sur le parterre de la voisine, ça me fait toujours plaisir de leur voir la p’tite face et le bras tendu! Il ne faut surtout pas prendre ce geste enfantin à la légère; comme moi, je suis certaine que vous chérissez chaque « présent » comme s’il s’agissait d’une douzaine de roses! 

D’ailleurs, je trouve un peu bizarre la coutume qu’on a développée de payer pour certaines fleurs, alors que d’autres poussent à profusion tout autour de nous. Sans vouloir offenser les fleuristes, le fait qu’une rose soit plus dispendieuse et plus difficile à cultiver ne surpasse pas en importance le bouquet de mauvaises herbes offert en toute sincérité par mes enfants.  

Sans vouloir tomber dans la philosophie à 5 cents, je me permet de faire le rapprochement avec les petits bonheurs en général. Mon statut d’étudiante qui vit « aux crochets » de son mari m’a appris à cultiver la frugalité. En passant, c’est un concept qui fait son chemin dans le cyber-espace; les blogues de chasseurs d’aubaines, de simplicité volontaire et d’écologie foisonnent sur google! Comme pour les pissenlits, je remarque que tout autour de nous, il y a des petits bonheurs qui ne coûtent rien, qu’on a qu’à se pencher pour les ramasser et qu’avec un peu d’imagination, on peut en faire quelque-chose de beau. On est tellement habitués à sortir la carte de guichet qu’on n’essaie même plus de créer ou de percevoir les choses banales sous un autre angle. Après tout, c’est nous qui avons décidé de détester une petite fleur jaune qui pousse plus vite que son ombre, qui est comestible et qui fait sa part pour l’echosystème en fournissant les abeilles en pollen… Pas mal pour un vulgaire pissenlit. Dans d’autres pays, il y a des fleurs rouges qui poussent de la même manière et on en a fait un symbole dont on vend ici la copie en plastique à l’Action de grâce!

Vous  m’ direz pas que c’est pas beau?! En plus, ça m’a permis de sortir la belle collection de verres à digestifs de 2 oz qu’on a reçus en cadeau de mariage et dont je n’ai jamais l’occasion de me servir! Pour les besoins de la photo, les enfants étant partis à la garderie, j’ai moi-même cueilli certaines fleurs autour de la maison (ma fille m’a offert les petites bleues à droite et les brins de foins à gauche!). Personnellement, je trouve ça super joli et ça m’a coûté 0$!

Autre annecdote: ma fille a un petit carré de fleurs à côté de sa maisonnette. L’année passé, elle y a planté deux plants de fraises que deux gentilles madames lui avaient offert. Cette année, on y a planté un géranium, encore offert par la gentille madame de l’an passé. Il y a un pissenlit qui pousse dans le carré, alors elle dit à tout le monde que cette année, elle cultive des fraises, un géranium et des pissenlits!! C’est beau comment les enfants voient les choses, des fois ;)!

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Lunchs écono-écolo-rigolos

Je suis abonnée à plusieurs « newsletters ». En fait,  à chaque fois que je vais sur un site intéressant, je vérifie si je peux m’abonner, sinon j’oublie de le visiter. Le seul problème, c’est qu’on peut facilement perdre une heure ou deux quand ça devient aussi intéressant que ce matin… L’article que j’ai lu contenait un lien, qui en contenait un autre, résultat: il est 12 h 25, je suis toujours en pyjama et tout traîne dans la maison. Mais ça va donner un bon article, et en français, svp ;)! Après tout, il faut bien certains avantages à être entre deux emplois, non?!

Je suis donc tombée sur l’article de Sarah Deveau (Money Smart Mom)  http://www.yummymummyclub.ca/convenience-costs-lunches  qui nous démontre l’argent que l’on peut économiser en préparant soi-même les lunchs de la famille, à partir d’ingrédients de base (from scratch), au lieu d’acheter des produits pré-emballés en portions individuelles. Il est vrai qu’il faut prendre le temps de les préparer, mais en bout de ligne, c’est du temps assez bien payé! Quelques exemples:

  • Les boîtes de jus en portions individuelles coûtent 1.99$ du litre, comparé à 0.97$ du litre, si on achète un gros contenant et qu’on prépare les portions dans des verres ou bouteilles réutilisables. C’est 50% de moins pour 30 secondes de travail!!
  • Si vous préparez des craquelins et des morceaux de (vrai) fromage dans des contenants réutilisables, vous passez de 1.77$ à 1.03$ du 100g. D’accord, ce n’est pas astronomique, mais au lieu d’un cocktail d’ingrédients chimiques, vos enfants mangent du vrai fromage. Et ça, ça n’a pas de prix ;)!
Vous savez probablement où je m’en vais avec mes contenants réutilisables… ÉCOLOGIE, mon cher Watson! L’article de MSM contenait le lien http://www.wastefreelunches.org/parents.html qui nous sensibilise à propos de tous les déchets que génèrent les produits pré-emballés: ustensiles de plastique, sacs de plastique, pots de yogourt, etc. Ces produits peuvent peut-être être recyclés, mais en utilisant des contenants qu’on peut laver et réutiliser, notre empreinte écologique rapetisse encore plus.  Sans compter que qui dit écologie dit souvent économie! J’ai réalisé dernièrement que si l’épicerie est souvent le département où on surveille le moins les économies (il faut bien manger), c’est aussi celui où on peut le plus économiser, si on fait un peu attention.

Ce qui m’amène à mon prochain lien, qui se trouvait bien sûr dans le second article (on peut facilement passer une journée à se promener de liens en liens comme ça!): http://www.laptoplunches.com/index.php
Ils vendent les produits Bento, des boîtes à lunchs écologiquer, que l’on peut remplir avec des contenants rectangulaires contenant nos denrées.
C’est super, mais voici ma critique personnelle de maman frugale (mon mot préféré pour ne pas dire cheap: tellement plus tendance haha!): N’importe quelle boîte à lunch beaucoup moins dispendieuse contenant n’importe quels contenants rectangulaires beaucoup moins dispendieux, tout en étant sans plomb, phtalates et compagnie, feront tout aussi bien l’affaire. Mais j’adore leur site web!
  • Premièrement, super idée de n’utiliser que des contenants de forme rectangulaire: ça s’emboîte beaucoup mieux. Ma préférence personnelle va aux contenants en verre, que je peux mettre au micro-ondes sans couvercle. Malgré les mentions sans BPA, j’hésite toujours à mettre du plastique au micro-ondes.
  • Vous pouvez vous abonner à leur lettre mensuelle contenant des recettes et des idées vraiment différentes pour vos lunchs.
  • Ils ont une bibliothèque d’idées de boîte à lunch, classée par saison (cliquez sur l’image: ça m’a pris quelques secondes à le réaliser…) qui vous donne, accompagnées de photos, des idées de lunchs selon la saison.
Ils nous donnent même l’idée d’emporter nos propres contenants au restaurant de mets à emporter, de la même façon qu’on apporte nos sacs réutilisables à l’épicerie. Au lieu de mettre votre soupe et votre bagel dans un sac et un bol en styro-mousse, vous donnez vos contenants au commis pour qu’il les remplisse… Bon, je ne sais pas si on est prêts pour ça encore, mais d’un autre côté quelques années passées, qui aurait cru qu’on paierait pour de l’eau en bouteille, ou qu’on ferait remplir nos tasses de café réutilisables? Alors qui sait?

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Jardinière suspendue, ou macramé pour les vraiment nuls ;)!

Ma fille (5 ans) m’a offert une bouture de plante-araignée pour la fête des mères. Elle l’avait transplantée elle-même dans un verre en styro-mousse. Trop mignon!

J’ai acheté un pot plus grand pour qu’elle puisse grandir et je me suis ensuite demandée comment la suspendre…

Je n’aime pas vraiment les jardinières de macramé des années 70, avec la longue « queue de cheval » (souvent en laine fentex) qui pend dessous, alors j’ai décidé d’en faire une moi-même. J’ai regardé sur google pour des patrons de macramé, mais -oh boy!- c’est compliqué! Voici ma version, sans queue de cheval et pas mal moins « fancy » que celles des années 70 😉

Marche à suivre

 Vous aurez besoin de fil de cotton (comme pour les lavettes à vaisselle) ou de n’importe quelle corde que vous trouverez à votre goût!

1. Coupez 4 brins de cordes (3 fois la longueur que vous voulez obtenir au résultat final)

Étant donné que mon pot est un peu lourd pour mon fil de cotton, j’ai triplé son épaisseur en attachant trois fil ensemble (noeuds à tous les  10 cm) pour faire une corde. J’avais commencé par essayer de les tresser, mais oubliez ça, c’est mortellement long!

Pour mieux vous montrer la technique, j’utiliserai 4 brins simples.

2. Réunissez vos 4 cordes et faites un noeud au milieu, de façon à ce que les brins chaque bord soient d’égale longueur. Ce sera le fond de votre jardinière.

3. Étendez les brins de part et d’autre du noeud et attachez les 2 par 2 (en faisant un noeud simple) à environ 1″ du noeud central. Vous pouvez mesurer si vous voulez, personnellement, je suis plutôt de type « au pif » et « au plus vite »…

4. Divisez chaque « duo » en écartant les brins et en nouant chaque « voisin » ensemble, à environ 3″ du noeud précédent.

5. Répétez l’opération une fois, ou plus. Plus on répète, plus ça devient mêlant, alors à ce stade-ci, vous pouvez suspendre votre travail par le noeud central pour vous faciliter la tâche.

6. Une fois que vous êtes satisfaits de la longueur de votre « panier » de jardinière, alignez le noeud central au milieu de votre pot et fixez-le temporairement avec du ruban-cache.

7. Tenez les 4 brins de votre jardinière dans votre main et balancez au besoin. Si comme moi vos noeuds ne sont pas exactement à la même hauteur, vous aurez besoin de raccourcir la distance entre certains brins et le noeud du haut (où est ma main: pas encore fait).


8. Une fois que le fond de votre pot est parallèle avec le plancher (toujours au « pif » pour moi), nouez les 4 brins ensemble. Vous pouvez ensuite faire un autre noeud, ou plusieurs, ou une tresse, ou insérer des billes, etc. etc. et finir par un dernier noeud au bout de la corde, qui servira de ganse pour accrocher votre jardinière. Ce dernier doit être très serré, pour ne pas que tout s’écroule! J’en fais toujours deux un par-dessus l’autre, juste au cas!

Bon bricolage 😀

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