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À trop vouloir être parfait, on n’accomplit rien

Bon, j’écris!

J’attends toujours d’avoir l’inspiration avec un gros « L », celle qui ne se présente pas tous les jours… Comme elle se fait un peu attendre, j’ai décidé d’écrire à propos, justement, de tout ce que je ne fais pas, à trop vouloir le faire parfaitement.

Premièrement, je tiens à remercier mes enfants: ces petites créatures sont des championnes pour nous aider à se débarrasser du fléau qu’est le perfectionnisme. Avez-vous déjà essayé d’accomplir un projet « parfaitement » planifié, avec des ti-poupous qui courent autour de vous? Ces petites dynamos vous défont un ménage plus vite que vous pouvez dire « swiffer wet jet »!!

Malgré mes deux merveilleux bout de choux, je réussis tout de même à paufiner des plans et des projets à un tel point que je finis par abandonner. Voici mes exemples préférés:

  •   L’entraînement: Ceux qui me connaissent savent que, premièrement, je ne suis pas une sportive naturelle… loin de là! Tout de même, il arrive que mon excès de « coussinage » me pousse à l’entraînement. Mais au lieu de simplement embarquer dans mes sneakers et d’enfiler le trottoir, je me mets à me planifier un entraînement sophistiqué -et exigeant- pas question que je m’entraîne tout l’été, je veux des résultats hier matin! Tellement, que finis par être à bout de souffle sans avoir quitté mes pantoufles ;).
  • Le jardinage: Déjà que je divertis grandement ma belle-soeur et ma belle-mère en faisant des plans (à l’échelle, svp-merci) de compagnonnage pour mon jardinet de 4 pieds carrés… Vous remarquerez que le devant de notre bungalow est toujours désert. On peut dire que j’ai le syndrome de la maison blanche, en plus de celui de la page blanche. Je ne sais pas par où commencer, alors plutôt que d’improviser – et oh horreur! Faire une erreur qui pourrait parraitre-  je collectionne les croquis sur papier quadrillé, j’arrache des pages de magazines de jardinage, je regarde Martha Stewart à la télé… et je soupire devant mon parterre vide!
  • L’alimentation: Ce n’est un secret pour personne; malgré tous mes efforts d’acceptation de soi, si je pouvais magiquement perdre un peu de « confort » autour de la taille, je ne dirais pas non! Alors parfois, je décide de modifier mes habitudes alimentaires. Le problème, c’est que je ne me contente pas de simplement arrêter de boire du Pepsi ou de manger du chocolat (le quatrième amour de ma vie après mon mari et mes deux enfants). Non, moi je veux être ultra-efficace, alors je m’inscris sur myfitnespal.com, ou je sors mon attirail de Weight-Watchers… Et là, je compte les calories, je planifie, je rends ça tellement compliqué, que je finis par tout envoyer promener et manger ce qui me tente!
Un autre ennemi des perfectionnistes; les « tant qu’à faire » ou les « tant qu’à y être »!
Des exemples: tant qu’à ramasser les traineries dans le salon, aussi bien de passer la balayeuse… Tant qu’à faire, aussi bien de « passer une eau » sur le plancher… Tant qu’à y être, aussi bien de nettoyer la poussière sur les « baseboard » et un coup parti, pourquoi pas classer les livres de la bibliothèque par ordre alphabétique et les catégoriser par ordre de couleur?!… Et ça continue éternellement, jusqu’à ce que j’aie perdu ma journée, ou mon précieux temps libre (les mamans savent à quel point ce précieux temps est rare). Résultat: ma maison est toujours à la traîne parce-que je ne commence rien!
La bonne nouvelle, c’est que je suis consciente du problème; c’est la première étape. Mais encore là… vouloir se guérir du perfectionnisme, c’est vouloir se débarrasser d’un défaut, donc se rapprocher de la perfection… Ne serais-je pas dans un cercle vicieux, par hasard?!

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